VENEZUELA : PLUSIEURS PAYS EUROPÉENS RECONNAISSENT JUAN GUAIDO COMME « PRÉSIDENT PAR INTÉRIM »

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Ce lundi, l’Europe, par la voix de plusieurs de ses pays, a, enfin, clarifié sa position face à la reconnaissance ou non de Juan Guaido.

C’est ainsi, qu’on pourra lire sur le compte Twitter d’Emmanuel Macron : « Les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement. La France reconnaît Juan Guaido comme « président en charge » pour mettre en œuvre un processus électoral. Nous soutenons le Groupe de contact, créé avec l’UE, dans cette période de transition”.

Il faut dire que plutôt dans la journée, le Ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, défendait cette position sur les antennes de France Inter en reconnaissant la légitimité de Guaido pour organiser des élections présidentielles au Venezuela.

Un ballet de reconnaissance qui s’est donc poursuivi tout au long de la journée avec plusieurs autres pays européens à l’instar de l’Allemagne le Royaume-Uni, l’Espagne ou encore, la Suède. Toutefois, le Ministre Britannique des Affaires Etrangères, Jeremy  Hunt, exhorte vivement Juan Guaido à des élections « crédibles ».

La réaction vénézuélienne ne s’est pas fait attendre. Selon un communiqué du Ministère des Affaires Etrangères, le pays annonce qu’il compte « réévaluer intégralement les relations bilatérales avec ces gouvernements à partir de cet instant, jusqu’à ce qu’ils renoncent à soutenir les plans putschistes ».

Pour la Russie, l’un des alliés principaux de Maduro, il s’agit, comme le déclare le porte-parole du kremlin, de « tentatives de légitimer l’usurpation du pouvoir comme une ingérence directe et indirecte dans les affaires internes du Venezuela ».

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Rappellons qu’il y a quelques jours, les Etats-Unis, le Canada et bien des pays d’Amérique Latine dont le Brésil, ont reconnu Juan Guaido, qi s’était autoproclamé président par intérim le 23 janvier dernier. Le Parlement européen avait, pour sa part, signifié sa position lui jeudi, et avait appelé l’ensemble des pays de l’UE à faire de même.

Quant à l’ONU, elle a annoncé qu’elle ne participera à aucune réunion de groupes qui se forme pour discuter de la crise vénézuélienne, afin de « garder sa crédibilité » dans son offre de mission de bons offices au Venezuela, selon son chef, Antonio Guterres.

Agence France Presse

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