Cameroun/ Région du centre L’imbroglio dans les chefferies traditionnelles.

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Lorsqu’on fait la comparaison avec d’autres régions, les chefferies dans le Centre manquent de poigne. Sûrement, les sujets dans cette partie du pays sont moins polis et révérencieux que les autres, mais les chefs eux-mêmes ne font certainement pas beaucoup d’efforts pour maintenir l’écart entre leurs administrés et eux.

Les chefferies dans la région du Centre sont devenues  des postes de responsabilités qu’on brandit partout où besoin se fait sentir. On note en bonne place,  le titre «  Sa Majesté » sur les cartes de visite et autres curriculum vitae. En réalité, ça apporte un plus à la notoriété, pour ceux qui ont d’autres fonctions dans l’administration publique et même privée.  Alors que le travail de fond n’est pas fait ou alors il ne l’est que superficiellement. Pour ceux qui sont dans les agglomérations des grandes villes, seules les transactions de vente de terrains les intéressent à cause du cachet qui accompagne sa signature pour les abandons coutumiers. Et c’est ce qui apporte facilement le discrédit ; car nombreux sont les chefs qui prennent des pots de vins par ci par là lorsqu’il y a déjà litige par exemple. Un même document est remis aux deux parties moyennant  une enveloppe. Ce qui pousse parfois l’usager à l’insolence.

« Moi, je n’ai plus recours au chef, car il est dans tous les mauvais coups  ici au village.  Dans la même affaire, il donne deux jugements et il mange des deux côtés.», déclare M. Tolo, habitant du département de la Mefou et Afamba. En fait cette boulimie est la cause principale du mépris des usagers vis-à-vis de leurs chefs traditionnels de nos jours; même la mauvaise éducation des uns et des autres s’y ajoute.

Or par décret du président de la République, les chefs traditionnels sont salariés depuis près de 3 ans à hauteur de 50 000 FCFA pour les chefs de 1ème degré, 100 000 FCFA pour ceux du 2ème  et 200 000 pour ceux du 3ème degré. Et c’est certainement  pour éviter que  ce genre de comportement ne prenne corps que cette décision a été prise.

Tout dépend donc de la personnalité du chef pour ce qui est de la bonne marche de sa circonscription. Mais il serait aussi maladroit d’affirmer que le scénario est le même dans toute la région du Centre. La vérité étant que « comme on fait son lit, on s’y couche, même si ça pique. »

H.B, Vision Web

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