Santé. Un comité de veille sur la qualité des soins

«Un rapport mensuel exhaustif du fonctionnement et des dysfonctionnements des structures sanitaires de vos ressorts
de compétence sera désormais la règle, dans le cadre du comité de veille sanitaire que je viens d’instituer tant au niveau central qu’au niveau régional
», peut-on lire dans la lettre. Dans ce document, le ministre Malachie Manaouda fait un diagnostic du système sanitaire au Cameroun et donne des directives à ses collaborateurs. Il est question pour le personnel de santé, de s’assurer que leurs actes et leurs prestations vont dans le sens de porter assistance, d’apaiser et d’alléger les patients.

«Nous pouvons nous même, en notre qualité de responsable du système de santé, résoudre déjà une partie des problèmes si durement ressentis par les populations. Nous pouvons et nous devons humaniser l’accueil du malade, en personnalisant son contact avec l’hôpital ou le centre de santé. Nous
devons aussi rendre sa dignité au malade et à sa famille par un accompagnement au sein de nos structures, participant ainsi au renforcement du sentiment du vivre-ensemble si nécessaire à notre cohésion nationale tant au niveau des communautés que des agglomérations urbaines
», écrit Malachie Manaouda.

Les responsables des hôpitaux publics sont appelés de ce fait à veiller au bon fonctionnement de leurs structures, en prenant en compte les urgences, les hospitalisations, l’accès au médicament, le suivi du parcours des malades, etc.

S’agissant des collaborateurs des services déconcentrés, Manaouda demande d’assurer un meilleur suivi des activités de santé de leur ressort pour permettre aux services centraux de disposer, en temps réel, des données permettant de mesurer les efforts consentis par les pouvoirs publics pour améliorer les plateaux techniques dans les formations sanitaires.

Selon le Minsanté, la carte sanitaire du Cameroun affiche aujourd’hui, 7 hôpitaux généraux, 7 hôpitaux centraux, 16 hôpitaux régionaux, 145 hôpitaux de districts, 228 centres médicaux d’arrondissement et 2016 centres de santé intégrés. Des chiffres qui sont selon le Minsanté
certes parlants, en matière d’efforts du gouvernement mais ne voilent en rien les nombreux défis qui interpellent les personnels et partenaires de la santé publique au quotidien.

M.E.O, Vision Web

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