LUTTE CONTRE LES MÉDICAMENTS DE LA RUE

Le Minsanté lance l’assaut

Annonce a été faite il y a quelques jours par les médias, que le ministre de la santé a décidé de mener une lutte acharnée contre la vente des médicaments dans la rue. Et il est passé à l’acte le 16 juillet dernier.

Ce n’est pas la première campagne qui cherche à bouter hors du circuit des médicaments ces pharmacies ambulantes. Déclarés impropres à la consommation, ces produits seraient à l’origine de plusieurs maladies et résistances dans les organismes. Mais une fois que les pouvoirs publics baissent la garde un tant soit peu, ils se réinstallent en plus grand nombre et à visage découvert. Le répit aura duré quelques temps pour ces pharmaciens d’un autre genre, faisant de ces étalages et autres boutiques des institutions. Ils sont devenus des repères et les « docta » de plus en plus crédibles.

Fini la récréation

La journée du mardi 16 juillet 2019 n’aura pas été de tout repos pour le ministre Manaouda Malachie. Le Minsanté a pris d’assaut le marché central de Yaoundé pour entamer le périple contre les médicaments de la rue. Chose que les vendeurs et même certains clients n’ont pas digéré. Mais une chose est certaine, c’est pour la bonne cause. En effet,  Si les fabricants s’évertuent à imprimer en clair sur les boites de médicaments que les produits soient conservés à l’abri de la chaleur, c’est pour éviter que des intoxications ou autres accidents surviennent suite à la consommation de leurs produits. Il est donc grand temps que la lutte contre ce phénomène soit décentralisée et qu’elle devienne une affaire de tous et de chacun. Les risques et les dommages encourus doivent être indiqués afin que nul n’en ignore sur le phénomène du médicament de la rue.

On a longtemps fait le reproche au gouvernement qu’on trouvait laxiste face à cette situation. L’heure est donc à la guerre proprement dite. Tous les moyens nécessaires sont en branle pour que la mayonnaise prenne cette fois ci. La vigueur du jeune ministre est déjà un atout pour que les résultats soient atteints. Seulement après la répression, il faut trouver des palliatifs pour le bien être des populations.

La question est de savoir l’étendue de cette assurance aujourd’hui.

 « Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités en instaurant une assurance santé universelle qui permettrait, même au plus démunis, d’avoir une couverture sanitaire. Le Cameroun a les moyens de la faire mais il manque la volonté politique pour des raisons que tout le monde connaît… », proposait déjà un homme de médias il y a quelques années. Projet qui a commencé à prendre corps dans certaines structures.

Le ministre de la santé, dès sa prise de fonction en janvier dernier, a résolu de mettre de l’ordre dans le département ministériel qui lui a été assigné. Inutile de rappeler qu’en matière de santé, tout est priorité.

H.B, Vision Web

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