INSUFFISANCE RÉNALE.

Interpellé sur les problèmes que vivent les personnes souffrant de cette maladie à Maroua, lors de la session parlementaire de juin dernier, le ministre de la Santé publique a préconisé la greffe du rein comme solution définitive à ce mal social.

Malachie recommande la transplantation d’organes

«Sur les 150 cas de personnes souffrant d’insuffisance rénale à Maroua, 70 viennent du département du Mayo Danay, notamment de Yagoua etc. Ça fait environ 46,67%. C’est assez élevé», s’inquiète le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, répondant à la question de l’honorable Isabelle Manamourou Silikam le 05 juillet dernier, à l’Assemblée nationale.

La transplantation d’organes comme solution définitive

Pour résoudre définitivement ce problème, le Minsanté, Manaouda Malachie, préconise comme traitement définitif la transplantation d’organes. «La solution définitive est certes de dépister et regarder les causes mais ça sera par la transplantation d’organe. Un texte est d’ailleurs en préparation à cet effet. Il sera soumis pour appréciation devant la représentation nationale au moment opportun. Ceci permettra aux patients à une étape avancée de pouvoir se faire une greffe de rein afin de mener normalement leur vie. C’est une préoccupation majeure», a-t-il déclaré lors de la session parlementaire de juin dernier à Yaoundé. Votre journal s’interroge sur la faisabilité de cette méthode dans un pays comme le Cameroun.
Selon le Dr. Maïmouna Mahamat, néphrologue, le travail qui doit être fait consiste à sensibiliser les Camerounais sur la transplantation rénale. Il est possible pour une personne de vivre avec un rein donc il faut en donner pour sauver la vie. «Il s’agit d’un don volontaire d’organes avec prélèvement dans les conditions éthiques et médicales. Le meilleur des dons est celui fait par le membre de la famille. On évalue au préalable si le donneur a deux reins fonctionnels et n’a pas d’affection pouvant entraîner une maladie rénale dans l’avenir. Cliniquement, on fait la greffe du rein chez un patient souffrant d’insuffisance rénale. Le don de reins dont on parle est très loin des crimes rituels avec vol d’organes qui défrayent les chroniques africaines. Un organe humain prélevé dans le cadre d’un don doit être maintenu vivant et stérile. Cela sous-entend que les organes amputés lors des crimes rituels ne peuvent pas être transplantés. Car lors de ces pratiques, la structure de l’organe n’est pas respectée et celui-ci est considéré comme mort», explique la néphrologue.

Maladie rénale une priorité au Cameroun

L’on a fait savoir que le pays dispose suffisamment de ressources humaines qualifiées à même de faire la transplantation d’organe localement sauf que le plateau technique dans les hôpitaux reste encore un réel problème malgré des efforts de l’État.
La maladie rénale est une priorité de santé au Cameroun. « La prise en charge de l’hémodialyse subventionnée par le gouvernement permet que le traitement soit accessible de tous. Au stade avancé de la maladie, le patient a recours à la dialyse et la transplantation rénale. Une séance de dialyse coûte à l’hôpital général, 5000 Fcfa. Il faut au moins 2 à 3 séances par semaine », explique le Dr. Maïmouna Mahamat.

E.N.H, Vision Web

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