Commerce vestimentaire : Le ravitaillement des vendeurs de nuit

Tout comme c’est toujours au coucher du soleil que les comptoirs exhibant la mode occidentale prennent d’assaut les rues de la capitale. C’est avant le lever du jour que les vendeurs accourent sur les lieux du ravitaillement pour s’approvisionner. Jean jules en tant que connaisseur du circuit est clair « à Yaoundé personne ne peut parler de ravitaillement vestimentaire sans évoquer le marché Mokolo, son royaume ». Il précise que « tout n’est pas concentré au même endroit, il y a des secteurs pour tout ».

Le suivi des circuits

La provenance des ballots n’a aucun secret pour les déballeurs. George décrit le système qu’il explore depuis 15 ans : « Les lieux d’approvisionnements originels sont la Belgique, la grande Bretagne, le Portugal, la France. La Belgique est le pôle le plus important de distribution de la friperie. »

Selon les sources webographiques, les ballots que nous recevons au port de Douala sont en réalité issus des soldes en magasin, des fins de séries en magasins, de la friperie du marché Européen. Les Grossistes sur place, en majorité basés à Douala passent les commandes directement aux l’importateurs européens. Les semi-grossistes de Yaoundé, achètent les ballots à Douala. « Il peut arriver que les grossistes se convertissent également en semi grossistes et en détaillant » précise un acteur anonyme. Certaines pratiques régissent les approvisionnements.

Serge N, détaillant met la lumière sur la question. Il affirme que « Le déballage obéit toujours à la loi du ballot premier choix, deuxième choix et troisième choix. Des habits, des chaussures, des sacs, les plus chers aux moins chers ». Ici, les prix sont associés à des variables telles que la tendance, le prix d’achat de la marchandise à l’état neuf en boutique, les affinités ou le profil du client et la catégorie du produit. « Les ballots peuvent coûter environ 20 000 Fcfa pour les moins chers et 6500 000 Fcfa pour les plus chers » témoigne Daniel Ola, un jeune déballeur très motivé. Il ajoute que « la marchandise vestimentaire provient aussi de Dubai, de chine, Certains y vont et achètent et reviennent fournir aux déballeurs ». 

H.B, Vision Web

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