Afghanistan : Des morts des explosions à Kaboul

 «Vingt-trois personnes ont été blessées et six sont tombées en martyr (tuées) dans les explosions», a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Santé Wahidullah Mayar. Le ministère de l’Intérieur a confirmé ce bilan. Les talibans, dans un message à l’AFP, ont nié toute implication dans cette attaque, qui, selon la police, a été causée par trois mines dont le déclenchement était contrôlé à distance : l’une d’entre elles était placée dans les toilettes d’une mosquée, la deuxième derrière un hôpital et la troisième dans un compteur électrique.

«Alors que nous célébrons ce jour propice pour nous unir, nos concitoyens ont été témoins d’un nouveau jour dévastateur à #Kaboul», a tweeté le président afghan Ashraf Ghani. «Nous avons perdu des citoyens pacifiques face à un ennemi lâche qui ne connaît aucune limite», a-t-il poursuivi” Le groupe Etat islamique a revendiqué l’attentat, d’après le centre américain de surveillance des sites jihadistes, SITE. Les talibans, dans un message à l’AFP, avaient nié toute implication.

Selon la police, trois mines, contrôlées à distance, ont explosé : l’une d’entre elles était placée dans les toilettes d’une mosquée, la deuxième derrière un hôpital et la troisième dans un compteur électrique.

Les explosions se sont produites près de l’université de Kaboul et du mausolée de Karte Sakhi, où de nombreux Afghans se rassemblent chaque année pour célébrer Nowruz, une fête considérée comme non-islamique par les extrémistes. Les explosions se sont toutefois produites loin des célébrations, selon le porte-parole de la police de Kaboul, Basir Mujahid, ajoutant qu’une quatrième mine avait été désamorcée et que des recherches étaient en cours pour en retrouver d’autres.

Il y a exactement un an, une explosion revendiquée par l’Etat islamique avait fait 33 morts près de ce même mausolée.
L’EI, qui vise régulièrement la minorité chiite afin d’encourager les violences sectaires dans un pays très majoritairement sunnite, avait déjà attaqué ce même mausolée en octobre 2016. D’après le porte-parole du ministère de l’Intérieur Nasrat Rahimi, la police a découvert et désamorcé 20 autres engins explosifs à Hérat (Ouest), Balkh (Nord) et Kaboul jeudi.

Source : Le figaro et l’AFP

H.B, Vision Web

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