MRC

39 MILITANTS LIBÉRÉS

Accusés d’insurrection, d’hostilité contre la patrie et de manifestations illégales, les militants du parti de Maurice Kamto ont été mis en liberté dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

La priorité du dialogue et la résolution pacifique des conflits, le crédo du Président de la république

La libération des 39 militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a semblé surprendre le commun des camerounais. Tant les faits qui leurs sont reprochés sont suffisamment graves. Beaucoup s’attendaient à ce que la procédure intentée, contre ces prévenus pour des faits de « manifestation illégale », « hostilité contre la patrie » et « insurrection », aboutisse à un jugement équitable et proportionnel à l’acte posé par ces derniers. Mais seulement, la priorité du dialogue et la résolution des conflits de manière pacifique semblent rester le crédo du président de la République.

Malgré les chefs d’inculpation implacables qui pesaient contre ces prévenus, le gouvernement a entrepris de libérer 39 d’entre eux.

C’était dans le cadre des « marches » jugées illégales par le gouvernement

Ils ont pour la plupart été interpellés le 26 janvier dernier aux côté du leader du Mrc, Maurice Kamto. C’était dans le cadre des « marches » jugées illégales par le gouvernement qui avait fustigé cette action, voyant en cela une volonté de manipuler l’opinion et d’appeler les populations à une insurrection.
Dans les rangs des personnes mises en liberté, aucun cadre du
Mrc. Sauf autre surprise du gouvernement, ceux-ci devront continuer de comparaître devant le juge du tribunal militaire de Yaoundé, où une information judiciaire pour des faits suscités avait été ouverte à leur encontre.

Des actes graves qui peuvent conduire à une condamnation à vie si le droit est dit

Au-delà de tout, et ce malgré le souhait de nombreuses puissances
étrangères de voir Maurice Kamto et ses affidés libres, il convient de préciser que les actes pour lesquels ceux-ci sont poursuivis sont assez graves et peuvent aboutir à une condamnation à vie si le droit seul venait à être dit. Le congrès Américain, pour sa part, se prononçant récemment sur la question de la crise Anglophone, avait au passage suggéré au gouvernement de faire juger ces manifestants conformément à la loi ou alors, de les relaxer.

La voie du dialogue privilégiée

Loin de céder à une quelconque forme de pression, la libération de cette vague des 39 détenus est un signe de la bonne foi et de la magnanimité du président de la République qui, à tout temps a privilégié la voie du dialogue.
Courant juin, environ 300 partisans du Mrc qui ont défié l’autorité de l’État avaient été arrêtés lors d’une manifestation organisée dans plusieurs villes du Cameroun pour réclamer la libération de leurs leaders et des militants du Mrc. La majorité avait également été libérée quelques jours plus tard

E.A.M, Vision Web

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