Grands chantiers Les incongruités dans la gestion

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Il faut dire sans ambages que les différents chantiers sont devenus une sorte de comptoir pécuniaire destiné à renflouer plutôt les poches d’un groupuscule d’individus à la solde des forces occultes de la République. C’est en fait ce qu’on remarque dans nombre de cas dans le pays. A peine un chantier est lancé que les travaux sont arrêtés. On accuse les pouvoirs publics qui tardent à débloquer les fonds.

Entre entourloupes budgétaires, flux monétaire opaque, surfacturations exécrables, passations des marchés dans des règles peu orthodoxes et les manœuvres dilatoires des gestionnaires véreux, il est fort difficile que les chantiers connaissent une marge de progression normale.

Ces malversations multiformes ont  des répercussions négatives au niveau du trésor public. Les pouvoirs publics sont quasiment à la croisée des chemins pour un projet dont le coût culmine aujourd’hui à plus de 1000 milliards de Fcfa. Et ce n’est pas tout, il faudra encore ajouter un peu plus de 400 milliards dans la cagnotte selon les estimations de ceux qui portent le projet, pour parachever et procéder à la livraison de tous les chantiers de la Can par exemple

Initialement, le Cameroun devait abriter la Coupe d’Afrique des Nations de football en 2019. Malheureusement, pour des raisons et fortunes diverses, la Confédération Africaine de Football (Caf), à la lumière des rapports de plusieurs missions d’inspection de ses émissaires a dû débouter le Cameroun. Pourtant, après chaque descente des inspecteurs de la Caf sur les différents sites devant abriter la Can, les autorités camerounaises rassuraient l’opinion publique de la parfaite avancée des travaux de construction des différentes infrastructures et que les chantiers seraient livrés dans les délais requis.

Le laxisme serait un vain mot, si l’on se limitait à ça pour justifier tous les autres chantiers qui sont dans la broussaille en ce moment. Le marché moderne de Sangmélima en est un autre exemple patent. Une visite du colonel René Claude Meka viendra certainement relancer les travaux ici. Même si c’est sans compter sur la duplicité et la fourberie des acteurs majeurs du projet et de l’implication mafieuse de certaines administrations camerounaises en charge de le conduire à bon port.

H.B, Vision Web

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