CONSEIL DE CABINET : Le curseur toujours sur l’économie

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Selon le communiqué rendu public au terme du Conseil de cabinet de jeudi dernier, « les membres du  Gouvernement ont approfondi la réflexion sur la problématique de la réduction des importations de biens et services qui figurait à l’ordre du jour des assises du 31 janvier 2019. »

A l’ordre du jour du Conseil  de février, deux thématiques devaient être développées. D’abord la stratégie de réduction de la dépendance en poisson et lait importés par le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia). Puis  les actions opérationnelles visant à accroître la production locale de riz et de maïs, présentées par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader).

Exposés

Le Minepia a indiqué que les importations en poisson demeurent importantes mais qu’elles ont connu une baisse de l’ordre de 55% entre 2016 et 2017 du fait de l’augmentation de la production locale pendant la même période. Le Dr Taïga a ajouté que cette tendance à la baisse devrait se maintenir, au regard des actions engagées en faveur du développement de l’aquaculture et  de la diversification  des sources alimentaires.

Afin de réduire la dépendance du Cameroun en poisson importé , « le Gouvernement entend accélérer la vulgarisation à large échelle des techniques de l’aquaculture et réorganiser les structures d’encadrement de pêche ,notamment les stations aquacoles, les centres de pêche et les postes de contrôle de pêche » ,a consigné le communiqué de fin des travaux.

Pour ce qui est de la production de lait, le minépia a indiqué  un relèvement de 7% par an en moyenne depuis 1994, et une production locale d’environ 239 000 tonnes en 2017. Il a indiqué que des obstacles existent qui freinent l’évolution de la filière laitière, mais que des mesures de remédiation sont mises en place. Elles  vont notamment de l’acquisition  progressive des géniteurs de races laitières, l’amélioration génétique des races locales à la structuration des circuits de collecte et de distribution en passant par la production des semences animales.

Pour le Minader, la production nationale en riz marchand tournait en 2018 dans les 100 000 tonnes, pour une demande 8 fois plus forte. Il a ajouté que les importations de riz grimpent depuis 2000 fin des années 2000 et  se situent depuis 2010 à 632 000 tonnes. Comme mesures de relance de relance de la production locale de riz et de résorption du déficit, Gabriel Mbairobe préconise entre autres l’accroissement de production des semences améliorées, l’appui à l’installation des rizeries privées et l’encadrement des riziculteurs, notamment les jeunes.

Dans la filière maïs, on note une forte croissance de la demande, de l’ordre de 2,8 millions de tonnes en 2019 pour une production de près de 2,2 millions de tonnes en 2018. L’enclavement des bassins de production, les difficultés d’accès au foncier autant que le coût élevés des engrais  constituent quelques unes des contraintes à la production de maïs à grande échelle. Ici aussi des actions sont menées dans le but de rattraper le gap demande/ production.

Instructions

Le Premier ministre « a instruit le ministre de l’Économie de lui soumettre dans l’urgence des propositions sur les ressources susceptibles d’être mobilisées en 2019 pour l’acquisition des engins de labour et des semences améliorées de riz et de maïs. »

Au Minepia et au Minader, Joseph Dion Nguté a également donné des instructions. Au dernier notamment, le Chef du Gouvernement a demandé « de lancer à brève échéance un appel à manifestation d’intérêt aux acteurs nationaux et internationaux du secteur privé désireux d’investir sur les terres disponibles dans les régions du Nord-Ouest, de l’Ouest, du Littoral, du Nord et de l’Extrême-Nord. »

H.B, Vision Web

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