CAMEROUN : LA JUSTICE CONTRE LES DÉMESURES DES LIBERTÉS

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Daniel Mebobe Sone
1er Président cour suprême

C’est un tableau sombre et triste qui a été peint ce jour sur le Cameroun par Daniel Mebobé Soné. Le 1er Président de la Cour Suprême, a indiqué que les démesures dans l’expression des libertés sur le territoire camerounais vont de mal en pis. Le constat fait état des dérives mettant en cause l’état des droits de l’Homme dans le pays.

Les libertés politiques, encadrées par les partis politiques, celles sociales et économiques, en général, aucune n’est plus véritablement respectée. Un regard dans le rétroviseur démontre à suffire cet état de chose concernant la vie politique au Cameroun.

 Les lois sont peu suivies à la lettre, les manifestations publiques non déclarées ou non autorisées au préalables entraînent, malheureusement, des pertes matérielles et humaines importantes, puisque devenues monnaie courante. Et Daniel Mekobé Soné a décrié cette situation, qui se veut plus virtuelle à travers les réseaux sociaux. Pour lui, ces plateformes sont des terrains « fertiles d’injures, de diffamation, de haine, de violence, où on juge et condamne tout le monde », a-t-il énoncé. Mais les réseaux ne représentent pas une République à part. « La tribune des réseaux sociaux et de la démocratie virtuelle ne changent pas nos lois. Plus graves se trouve être la situation de ceux qui ont choisi non pas d’exprimer leur volonté politique dans le cadre d’un parti, mais plutôt dans le cadre des mouvements terroristes», a précisé le 1er Président.

La liberté allant de pair avec la démocratie, il est donc  à retenir que les comportements illégaux, le libertinage démesuré sont répréhensibles au regard de la Constitution camerounaise, des dispositions de lois complémentaires et autres conventions et chartes internationales. C’est la raison pour laquelle le législateur doit veiller à faire appliquer les lois. « Les magistrats ont le devoir de faire respecter la loi et le serment qu’ils ont prêté. Je précise qu’ils doivent agir  sans crainte, ni rancune, ni faveur et avec impartialité », a prescrit Daniel Mekobé Soné.

Ceci étant une interpellation à tous et à chacun. Pour les magistrats il faudra donc adapter les lois aux réalités évolutives, ceci en apportant de nouvelles techniques à l’amélioration des dérapages ; en outre le droit doit rattraper l’évolution des nouvelles technologies. La démesure doit faire face à la fermeté de la loi pour éviter un glissement du pays vers l’anarchie. Car, la liberté est le droit de faire ce que la loi permet. Et c’est sur cette réflexion qu’a été déclarée ouverte la rentrée de la Cour Suprême pour l’année 2019, en présence de nombreuses autorités gouvernementales et diplomatiques.

I.B, Vision Web

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