12 FÉVRIER 1961 Référendum du Cameroun britannique

Dans le souci de  voir dans quelle condition, l’ancienne colonie anglaise doit intégrer le Cameroun ou le Nigeria dans les prochaines années, un referendum de deux jours y est organisé le 12 février 1961.

Le Cameroun en 1961

Un choix s’offre aux populations du Nord et du Sud,  le droit de choisir soit leur attachement au Nigeria  ou au Cameroun français. A l’issue de ce scrutin, la partie Sud rejoint le Nigeria avec 233.571 voix contre 97.741 avec pour idée majeure de reconstruire le Cameroun. La partie Nord, en  majorité musulmane, choisi pour le démembrement définitif du pays et fusionne avec l’ex-Cameroun français comptant avec lui 146.296 voix contre 97.659.

Pour les citoyens camerounais, ce référendum, à titre subjectif, est victime de quelques irrégularités. Une conséquence qui engendre une crise sociale à l’endroit des populations.

« Les camerounais avaient passé le temps à  lancer des cailloux en direction de l’ambassade de la Grande-Bretagne. Cela était la conséquence du référendum qu’ils jugeaient truqué le 12 février 1961» indique E. Meyomesse, témoins de l’évènement.

Ahmadou Ahidjo

Pour calmer les tensions, Amadou Ahidjo, l’ancien président de la république vient à tenir une importante conférence de presse devant un auditoire de personnalités et des journalistes le 18 février de la même année. Dans son propos liminaire, le chef de l’État parle du référendum du Cameroun sous tutelle Britannique. «Cette conférence est une importante bataille que le Cameroun livre contre les intrigues de la Grande-Bretagne qui ont faussé les résultats du référendum du Cameroun septentrional » Fulmine–t-il. Parlant du Cameroun méridional, poursuit-il «un véritable raz de marée de voix s’est déferlé sur le scrutin. Malgré les propagandes habiles menées avec un luxe de moyens surprenants par les ennemis de la réunification. Mais qu’à cela ne tienne, la conscience populaire et l’esprit patriotique ne se sont pas laissés influencer. Je me fais un devoir au nom du pays pour les féliciter pour cet acte de foi » conclue-t-il.

John Ngu Foncha

Présent à cet évènement, John Ngu Foncha, ancien leader du Cameroun méridional remercie le chef de L’État de son discours. Il profite de l’occasion pour  féliciter à nouveau les prestations des Nations unies au sujet des irrégularités du scrutin dans la partie septentrionale.

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