SERVICES BANCAIRES. 8,97% de la population seulement y a accès

Alors que bon nombre de pays en Afrique et dans le monde y ont accès par des technologies innovantes, et saisissent cette opportunité pour en faire un levier économique, les chiffres au Cameroun font montre encore de disparités.

Selon des statistiques de la Banque centrale des États de la sous-région Cemac, 8,97% de la population camerounaise a accès aux services bancaires. Ces chiffres excluent cependant les services financiers et mobile money très prisés. Dans le même canevas, une franche partie des femmes et jeunes n’en bénéficient pas. Et pourtant dans d’autres pays, l’offre des services banquiers et financiers est variée et digitalisée.

Les raisons de ces chiffres pour le moins insatisfaisants sont multiples. Pour la plupart des cas, ce sont le manque de fonds requis pour l’ouverture d’un compte, le coût de la possession, la méfiance à l’égard des banques, l’offre des services inadaptés, l’opacité des procédures.

En Afrique, le Kenya est un modèle de réussite des services banquiers et financiers avec 82% de la population qui utilise les services bancaires mobile en ligne d’une valeur qui représente 75%. Partout ailleurs, l’offre des services a évolué. A partir d’un téléphone mobile, il est possible de créer un compte bancaire, effectuer des transactions. Ce qui n’est pas encore le cas au Cameroun mis à part le mobile money dont les transactions ont atteint 870 milliards de Fcfa en 2016.

Yaoundé a abrité le 18 et 19 Juin, le forum sur l’inclusion financière axé sur la thématique de la réussite de la transformation numérique du secteur bancaire et des services financiers au Cameroun. Premier Forum du genre, il vise à faciliter les échanges sur les stratégies de transformation numérique des banques et services financiers, afin d’accroître l’inclusion financière dans un secteur où 60% des Camerounais restent encore non bancarisés. Il devra permettre l’identification des problématiques qui limitent la diversification des services bancaires et financiers mobiles. La Beac qui a pris part aux travaux a annoncé un vaste programme afin de dynamiser l’offre des services banquiers et financiers dans la sous-région Cemac et au Cameroun. Certaines mesures sont d’ores et déjà implémentées notamment une banque de données sous régionales qui permet d’éviter les cas de clients qui souscrivent aux services d’une nouvelle banque alors qu’ils ont des créances dans une autre.

R.G.E, Vision  Web

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