La croissance en 2019 fait 3,4%

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LE RAPPORT 2019 sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne du Fmi a livré son contenu le 03 mai à Yaoundé. Avec pour thématique «reprise dans un contexte de grande incertitude», le document révèle que la croissance économique dans la sous-région en 2019 représente 3,4% contre 4% escomptés et le Pib réel par habitant est en baisse.

Bien que les repères changent selon les pays, les ressources naturelles et donc les espaces communautaires, l’idéal de 4% préalablement projeté par le Fmi lors de la dernière édition n’est pas atteint. Le Fmi soutient que la situation est entretenue par les conflits, la forte volatilité des matières premières de base de nature agricole principalement, la forte volatilité des marchés financiers et les tensions commerciales notamment.
Sur le programme de Facilité élargie de crédit (Fec), selon le rapport, le Cameroun a enregistré de bons points en ce qui concerne l’amélioration budgétaire.Reste cependant la transposition des directives Cemac.

L’institution a, également, émis des réserves sur le rythme d’endettement des pays. Position que le ministre des Finances et de l’Économie camerounais ont tôt fait d’infirmer rappelant ainsi le cas du Japon, pays le plus endetté du monde avec une dette évaluée à 240 millions de dollars
environ. Le Fmi propose comme solution la Zlecaf qui contribuera à renforcer l’équilibre sous- régional.

Pour ce qui est de l’atteinte de l’émergence conformément à la
vision 2035 en ce qui concerne le Cameroun, l’institution préconise davantage de mobilisation de recettes non pétrolières, continuer la consolidation budgétaire, la rationalisation et la priorisation des dépenses, une meilleure gestion des finances publiques, et la croissance tirée par le secteur privé. Que d’incertitudes … Il n’est plus un secret que l’Afrique et la zone subsaharienne notamment connait des événements sécuritaires et économiques qui la fragilisent et rendent difficile l’atteinte de certains objectifs de développement économiques. Bien que les effets soient beaucoup moins considérables aujourd’hui, la croissance semble ne pas être pour demain ceci malgré le fait que certains s’approchent de plus en plus d’une croissance à deux chiffres soutenue par l’embonpoint des prix du pétrole, «certains pays affichent des taux anémiques». Le rapport prévoit un taux de croissance dans les trois prochaines années oscillant dans les 3 ou 4% avec un impact sur l’économie mondiale.

R.G.E, Vision Web

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