Cameroun-Contrebande: Une épine pour l’économie

L’un des facteurs qui font la pluie et le beau temps de l’économie d’un pays, c’est les importations avec leur corolaire de droits de douanes et autres impôts. Force est de constater que nombre d’hommes d’affaires et de commerçant passent outre les institutions afférentes pour se livrer à cœur joie à la contrebande. Et ce sont les caisses de l’État qui en souffre.

Tenez ! il ne se passe plus une semaine que les personnels du ministère du commerce ne tombe sur une cachette de produits manufacturés dans des habitations quelconques. Si la qualité des produits est contestée, les dates de péremption et autres moyens de conservations sont à n’en point douter des facteurs qui portent atteinte à l’intégrité physique des citoyens.  

La zone industrielle de Bassa est un endroit bien calme. Le chant des oiseaux vient de temps en temps déchirer le silence des lieux. Depuis un moment, la sérénité des directeurs des différentes entreprises est ébranlée non pas par le cri des oiseaux mais bien par les ravages de la contrebande et de la contrefaçon que subissent de plein fouet les structures installées dans le secteur. Pilcam, Icrafon, entre autres, s’en plaignent et ne manquent pas de crier sur les toits à la moindre occasion. Jusque-là épargnée par le mal, la Compagnie Equatoriale de peintures (CEP) vient de passer à la trappe.

La contamination a été rendue possible par la proximité et la loi du voisinage. A la place du mal, on parlerait plutôt de pandémie de la contrefaçon au quartier Bassa, devenue subitement une zone endémique. Les échantillons de faux flacons de peinture ” achetés ” dans quelques quincailleries de Douala et rangés aux côtés des modèles fraîchement sortis de l’usine, présentent une similitude à perdre la voix.

Il en est de même des produits alimentaires et des boissons. Il y a quelques jours, un important stock de bières provenant du Nigéria voisin a été retrouvé dans un dépôt de fortune dans un quartier de la ville de Yaoundé. C’est ainsi que les bières brassées au Cameroun et  ailleurs s’entremêlent dans les bistrots, même si les consommateurs n’y trouvent pas de différence, cette façon de faire ne peut que conduire à la déchéance de l’Economie du pays.

H.B, Vision Web

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