Cameroun/Covid-19. La pandémie gagne du terrain

14 602 décès dans le monde, 8 622 décès en Europe, plus de 338 000 cas confirmés dans le monde et plus d’une dizaine de morts déjà en Afrique ; la menace, elle, est là. Avec plus de 60 cas au Cameroun, la nécessité de redoubler de vigilance et de respecter les mesures à la hauteur de cette crise d’envergure mondiale se présente.

À l’heure où de nombreuses nations respectent les mesures prises par leurs Gouvernements pour lutter, efficacement, contre le COVID-19, la nouvelle pandémie qui ébranle le monde, les camerounais semblent, eux, se contenter de leur train-train habituel.

Les mesures annoncées jusqu’ici ne sont pas, conséquemment, prises en compte par les camerounais

Syndrome de laxisme ou manque de réalisme de la part des populations camerounaises … On ne saurait l’affirmer. Toutefois, les mesures annoncées jusqu’ici ne sont pas, conséquemment, prises en compte par les camerounais ; Or, même les grandes puissances ont du mal à contenir cette pandémie.

Dans les réseaux sociaux, les thèses sont diverses et celle du complot voulant que la maladie relève d’une invention occidentale semble prioritaire pour beaucoup et ce, bien que le nombre de cas soit revu à la hausse chaque matin.

Désormais, soixante-six (66) individus ont été testé positifs au coronavirus et selon les autorités, deux (02) cas détectés ont pu, déjà, guérir. Ce qui rappelle à souhait, les mesures édictées par les Autorités gouvernementales.

Des mesures qui bousculent les habitudes camerounaises …

Fermer tous les établissements publics ou privés relevant des différents ordres d’enseignement, de la maternelle au supérieur ou encore, l’interdiction de rassemblement de plus de cinquante (50) personnes semble jusqu’ici la mesure la plus évidente pour bon nombre. Toutefois, garder ces enfants à la maison apparait comme une tâche plus que difficile pour de nombreux parents qui, trouvent mieux de les envoyer, ainsi, dans la rue pour vendre à la criée avec le risque élevé de contact avec de éventuels malades.

Hormis ces situations, on peut, aussi, signaler les différents consommateurs des débits d’alcool qui ne veulent pas perdre leurs habitudes ; Ce qui conforte les tenanciers dans leur « droit » de rester ouvert au-delà des heures réglementées.

Cette situation est, encore, plus déplorable dans les marchés, lieux de commerce ou pire, dans les taxis où la surcharge continue de faire son bonhomme de chemin.

La nécessité de se laver les mains est un autre débat qui bouscule les habitudes des camerounais pour qui la maladie s’apparente à une « simple grippe », qui peut se soigner avec des écorces ou des boissons fortes. Des répliques telles: « Ce n’est qu’une grippe », « mon odontol va tuer ça », se font entendre ci et là.

#EnsembleBarronslaRouteAuCoronavirus #RespectelesRèglesdHygiène

S.F, Vision Web

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