Vivre ensemble Le Groupe l’Anecdote en « front office »

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C’est  lui-même qui, il y a quelques semaines dans une interview sur  Vision4, déclarait fort à propos : « je ne peux pas être tribaliste ; mon argent, ce sont les bamilékés qui le gardent… Et ils me le prêtent, s’il faut, même sans garantie. » Preuve de la confiance  que le  natif de Nkoumadzap, près de Mbankomo dans la Région du Centre a su tisser et consolider au fil des années avec  les industrieuses populations de l’Ouest. Surtout avec  leurs ingénieux et prospères Hommes d’affaires. Il en est de ses liens à l’extérieur comme de son management des ressources  humaines au sein du Groupe. Sans coup  férir, la direction de la chaîne de télévision est passée entre les mains  d’un bamiléké, autant que d’un bassa, d’un bulu ou après sous la coupole d’un éwondo, puis d’un mvele.

Ici se  côtoient dans une belle harmonie professionnelle et culturelle le maka de  l’Est, la native de Bamenda ou de Buéa ou encore la bassa du Nyong-et-Kellé. Et à des postes stratégiques ! Le nerf du business même  a rarement été tenu par un membre de la famille du boss. Une fong du sud  a eu cet honneur, remplacée après par une originaire de l’Est. Auparavant, un ressortissant de l’Ouest a tenu la caisse.

Photographie similaire dans le journal. La salle de rédaction grouille de talents venus de partout dans le Cameroun. Les postes clés sont ou ont été occupés  aussi bien  par des bamilékés que par des sawas ou encore des originaires des pays bassa, bulu et d’autres contrées. Rien à voir avec ce qui  a cours dans nombre d’entreprises. Dans la dernière née de la famille, Vision Finance Sa, le plurilinguisme et le multiculturalisme se vivent sans anicroche.  De la  patronne au planton, on  vient  de  partout, on est de tous les âges. Pour la plus grande satisfaction d’un public et d’une clientèle tout aussi diversifiés.

Quid alors des avantages et autres dividendes générés par l’extraordinaire croissance du Groupe ? Plutôt « correcte », susurre,  le visage barré d’une ligne d’émotion, un journaliste anglophone. Et de renchérir, plus enjoué : « dites- moi dans combien d’entreprises camerounaises  tous les cadres de toute origines  et certains agents vont au travail en voiture de service… »

Ainsi va le vivre ensemble dans le Groupe l’Anecdote. Vrai,  concret, ancien. D’ailleurs, Jean Pierre Amougou Belinga va, à titre personnel, plus loin : il a fixé les deux ventricules de son cœur, sur chacune des rives du Moungo. Si on avait déjà institué une médaille à l’ordre du vivre ensemble au Cameroun…

H.B, Vision Web

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