Home International AFRIQUE Judas Iscariot : un personnage plus que controversé
Judas Iscariot : un personnage plus que controversé

Judas Iscariot : un personnage plus que controversé

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JUDAS Iscariote est, selon la tradition chrétienne, l’un des douze apôtres de Jésus de Nazareth. Les évangiles canoniques renseignent que Judas a facilité l’arrestation de Jésus (son maitre), par les grands prêtres de Jérusalem, qui le menèrent ensuite devant Ponce Pilate. D’après
l’évangile selon Matthieu, Judas, qui assurait le rôle de trésorier du groupe, livre Jésus en échange de trente pièces d’argent : les deniers de Judas. Dans les évangiles synoptiques, Jésus se trouvait au jardin de Gethsémani. Judas le désigne aux gardes en lui donnant un baiser. Le récit de la trahison de Judas serait, pour ainsi dire, une grande part de la réécriture d’un épisode de la biographie du Roi David lui-même trahi par son fidèle conseiller Achitophel. Mais il y a aussi Pierre qui par son reniement trahit aussi celui qui lui aura tout donné. Un peu comme la tragédie de César assassiné par Brutus son fils.

Dans son discours d’ouverture de la session parlementaire du mois de juin 2015, Cavaye yeguié Djibril le président de la chambre basse du parlement tirait déjà la sonnette d’alarme : « Boko haram est parmi nous ». Pour certains, le député tenait ainsi à attirer l’attention sur le fait que les terroristes peuvent très bien être des camerounais, qui, pour une raison ou pour une autre, ont décidé de s’adonner à des activités destructrices dans le but de fragiliser le pouvoir de Yaoundé ; qui a fait de la paix et de la stabilité des institutions un atout majeur de ses campagnes et de sa longévité.

Loin d’être de simples faits isolés, la tragédie qui se noue depuis peu au sein de la représentation diplomatique du Cameroun à Berne amène somme toute à reconsidérer le rôle de certains proches (des fils adoptifs), que le Président a appelés auprès de lui. Les faits qui semblaient anodins dans un passé marqué par un trouble obsessionnel de tranquillité des séjours du président de la République et de toute sa délégation devant les parvis de
l‘hôtel intercontinental indiquent, en la désignant, la taupe informatrice des milices qui ont saccagé notre ambassade de Berlin. Ce d’autant plus que cette fuite de trop d’informations classées « secret défense », survient au moment ou des ennemis de la paix et de la stabilité des institutions, déterminés à prendre le pouvoir par la force programme de vastes mouvements de résistances à travers l’Europe. Qui est donc ce Brutus qui semble aujourd’hui déterminé à boire jusqu’au bout le calice de son parricide ?

Il s’agit toute réserve consommée, d’une guerre feutrée de succession. Bataille de pouvoir pour le Pouvoir dans laquelle chacun se croit investit de l’onction suprême. Or le rappelle Etienne de la Boétie, « il n’est pas d’héritier si prodigue et si négligent qu’il ne pose un jour les yeux sur les
registres de son père pour vérifier s’il jouit bien de tous les droits
de succession
». D’où cet impératif catégorique kantien d’extirper
le ver du fruit. Au risque d’une contagion générale de toutes les autres représentations diplomatiques du Cameroun à l’étranger encore en marge du cancer de Berne. Un peu comme l’hydre de Lerne, de la mythologie
grecque antique, ce serpent monstrueux à sept têtes qui repoussaient à mesure qu’on les coupait, si on ne les abattait pas toutes d’un coup.

M.O, Vision Web