Eau potable : La galère des ménages au Cameroun

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Cécile Akamse vient de s’installer dans un de ces nouveaux quartiers de la périphérie de Yaoundé. Son calvaire est celui de tous ces ménages qui ne sont pas connectés au réseau de distribution de Camwater( cameroon water utilities corporation). Cette mère de 5 enfants dit qu’elle se lève à 5 heures du matin avec les plus grands de sa progéniture pour s’aligner devant les installations d’eau d’un voisin. Ce dernier a aménagé un puits, doté d’une pompe qui projette de l’eau dans une cuve juchée à 6m de hauteur. La cuve d’une capacité de 1000 litres est chargée 2 à 3 fois la journée pour alimenter la concession propriétaire et tous ceux qui comme Cécile n’ont pas encore la possibilité d’une telle commodité.

Le seau de 20 litres est payé 25 FCFA. Et chez Cécile, on a besoin d’une cinquantaine, voire souvent, en temps de sécheresse de 100 litres pour la cuisine, comme boisson ou encore pour la préparation du biberon. A la fin, c’est parfois une note de 100 à 150FCFA chaque jour à débourser pour accéder à l’eau.

A cette eau à la potabilité souvent relative. En fait, la vingtaine de familles qui s’abreuve à la cuve du voisin n’ont pour seul indicateur de la pureté de leur eau que de sa couleur. Personne ne s’interroge sur le traitement minimal qu’on lui apporterait. Un des clients à la cuve lance : « on fait confiance au propriétaire. Il nous dit qu’il traite régulièrement à l’eau de javel et au chlore ». En réalité, loin des quelques 500 traitements que subit l’eau qui vient des opérateurs publics et aboutit au robinet. Ce, aux normes scientifiques internationales.

D’autres familles se contentent de simples puits d’où on tire de l’eau à 20, 25 parfois 30 mètres au plus. Pour certaines autres, ce sont les bonnes vieilles sources qui permettent d’étancher la soif. Quand on n’a pas la chance de se voir doter par L’État de ces pompes dites à motricité humaine. Ou encore de ces bornes fontaines où enfants et adultes s’agglutinent matin et soir en quête du précieux liquide.

H.B, Vision Web

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