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Consommation de  l’alcool Le désarroi…

Consommation de l’alcool Le désarroi…

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Gisèle N, enseignante de lettres dans un établissement secondaire des environs de Yaoundé, en porte encore les stigmates. Cette mère de deux enfants a vécu maritalement avec un jeune homme, frais émoulu diplômé en économie de l’université de Yaoundé II-Soa. « Quand on s’est connu, mon copain était assez tempéré et réfléchi ; il est entré dans un groupe de grands buveurs d’alcool. Ça l’a radicalement changé. Il est devenu extrêmement violent et brutal ». Cette situation a amené Gisèle à prendre ses distances d’avec ce monsieur, il y a deux années.

Ce récit, nombre de femmes peuvent le dérouler dans nos villes et villages tant sont légions ces cas de glissement psychosocial de ces personnes là qui s’installent sans refrène dans la beuverie. Les violences physiques et verbales sont leur lot. Bastonner femmes et enfants devient leur activité favorite. Généralement, ces alcooliques se cachent derrière la consommation désordonnée de ces boissons pour faire monter en surface des comportements enfouis dans les tripes. La crise sociale et économique que vivent des pays comme le Cameroun les y aide fortement.

D’autres même, de ces adeptes de Bacchus au coude très léger, parfois nantis sont la risée de leurs familles. On les retrouve régulièrement trempés dans l’alcool incapable du moindre mouvement dans les circuits et gargotes et à des heures avancées. Giséle N. confesse sa honte dans le quartier qu’ils habitaient. Son copain n’avait plus de temps pour les enfants, qu’elle éduquait seule, ce qui l’épuisait et ne manquait pas la rendre parfois à son tour, un peu agressive vis-à-vis des petits. Elle ajoute « qu’elle n’arrivait plus à épargner » tant les charges pesaient sur ses seules épaules. Elle n’oublie pas les dettes qu’elle devait payer dans le voisinage, quand «  le gars avait épuisé chez tous les barmen sa disposition crédit » « ça a été terrible ! »     , lâche t’elle une larme au coin de l’œil.

A coté de l’aspect social, il y’a presque toujours ces affections que portent les inconditionnels de l’alcool. Les cirrhoses de foi avec toutes leurs suites sont presque toujours inévitables. Souvent système nerveux, principalement le cerveau est attaqué. La tension artérielle peut également monté pour déboucher sur des attaques vasculaires cérébrales (AVC). D’autres marques très visibles comme les tremblements de mains sont rarement loin, avec tout l’inconfort qu’on y vit.

H.B, Vision Web