Cameroun – U.E : Le sénat répond

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« LE SÉNAT de la République du Cameroun, tout en dénonçant la campagne de dénigrement dont notre pays est l’objet, en appelle à la compréhension de ses partenaires de l’Union européenne, plus particulièrement ceux qui, comme le Cameroun, ont été ou sont confrontés à la menace séparatiste et/ou aux violences terroristes qui affectent le quotidien des populations ». Cette sortie de Marcel Niat Njifenji est survenue le 20 avril dernier, deux jours seulement après la sortie tranchée du Parlement européen. Dans sa dernière résolution (2019/2691 (RSP), l’institution occidentale accable nos forces de défense de non-respect des droits de l’Homme dans la crise anglophone.

Le Parlement européen va plus loin en s’insurgeant contre l’emprisonnement de Maurice Kamto. Le leader du Mouvement
pour la renaissance du Cameroun qui séjourne dans une des maisons
d’arrêt de Yaoundé, est pourtant poursuivi pour des délits de droit
commun.

Dans un délire pathologique, des organisations « du dimanche » de la société civile se croient d’ailleurs investies du sceau de pyromane. Dans un élan collectif issu d’un esprit rendu incontinent du fait de l’obsession au pouvoir suprême, elles se font l’écho déshonorant des vomissures rhétoriques de l’UE. Inconcevable! Inacceptable ! Surtout venant de la part de compatriotes. Ceci est d’autant plus important que même les saintes écritures avertissent qu’il est bon que le malheur arrive. Mais malheur à celui par qui cela arrivera.

Suffisant pour provoquer le courroux de Marcel Niat Njifenji, deuxième personnalité de la République, et de plusieurs autres membres du gouvernement à l’instar du patron de la territoriale Paul Atanga Nji. Ces allégations pensent-ils, s’inscrivent dans la continuité de la recherche effrénée des puissances occidentales à embraser le Cameroun au travers d’une guerre civile.

Pour rétablir la vérité, le président du Sénat invite, par ailleurs, une délégation de députés européens à effectuer un voyage à Yaoundé, « afin que ces derniers se fassent eux-mêmes leur propre opinion sur la situation socio-politique et sécuritaire du Cameroun ». Il réitère pour trancher le débat que le président Paul Biya reste dans sa constante de « construire un État
de droit, profondément démocratique et libéral, qui garantit la libre expression des libertés individuelles et collectives.
»

À moins et cela semble se confirmer dans le propos de Dominique Bilde d’un enjeu totalement tourné vers le contrôle des richesses minières du Cameroun.

J.E.M, Vision Web

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