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DÉSORDRE URBAIN : UN MOIS DE SUSPENSION POUR LA POLICE MUNICIPALE

DÉSORDRE URBAIN : UN MOIS DE SUSPENSION POUR LA POLICE MUNICIPALE

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Jean Claude Tsila, le préfet du Mfoundi, a décidé mercredi dernier de suspendre de toute activité, la police municipale de la communauté urbaine de la capitale politique du Cameroun. Cette décision fait suite au mouvement d’humeur qui a suivi après un contrôle des éléments de cette unité sur un conducteur de moto. Ce dernier a malheureusement trouvé la mort après s’être affronté aux policiers municipaux qui ont usé de force pour lui retirer son engin.

« Le conducteur de moto a trouvé la mort à la suite d’une altercation lors d’un contrôle inopiné de la police municipale », rapporte Minko, le président de l’Association des conducteurs de motos taxis d’Elig-Edzoa, (un quartier populaire de Yaoundé).

D’après les informations recueillies à bonne source, un conducteur de moto d’une trentaine d’années, a trouvé la mort ce mercredi matin, à l’hôpital après une altercation lors d’une opération de contrôle de la police municipale. « Le conducteur de moto a demandé à l’agent de la mairie de lui remettre les clés de sa maison après confiscation de l’engin, l’agent municipal a refusé de les lui remettre. Une violente bagarre entre les deux s’en est suivie. Le conducteur de la moto qui saignait a été conduit à l’hôpital central de Yaoundé où il n’a pas survécu ». Sur les lieux, un véhicule de la municipalité et un engin à deux roues ont été incendiés par les conducteurs de motos en colère. Les collègues du conducteur de moto se sont rendus à la mairie du premier arrondissement de Yaoundé, où ils ont dérobé des dizaines de motos qui y étaient confisquées avant.

Il faut noter que la décision préfectorale arrive alors que les habitants de la capitale émettent beaucoup de plaintes contre les agissements des agents de la police municipale, vis-à-vis des conducteurs de moto et des petits commerçants qui jonchent les trottoirs de Yaoundé. Abus d’autorité, usage excessif de la force sont entre autres griefs faits aux sbires de la communauté urbaine, dont le profil et la moralité laissent interrogateur. La mesure du préfet est cependant à titre conservatoire et pourrait de ce fait se voir prolonger dans la durée. Pour le moment, elle reste en vigueur pendant un mois.

GPO, Vision Web