MUTILATIONS GÉNITALES AU CAMEROUN : LA SENSIBILISATION PORTE SES FRUITS

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Le taux de prévalence des Mutilations génitales féminines  est de 1.4 % sur l’étendue du territoire Camerounais et de 20 % dans les zones foyers comme le Grand Nord et le Sud-Ouest d’après le Ministère de la promotion de la femme et de la famille (MINPROFF).

Les pouvoirs publics ont fait de l’éradication des mutilations génitales au Cameroun leur crédo. En plus de la sensibilisation des parents, 92 comités locaux de lutte contre ce fléau ont été mis sur pied par le MINPROFF, 150 fonctionnaires de la Police ont été formés à la prise en charge globale des violences basées sur le genre intégrant les mutilations génitales féminines dans les régions concernées.

En l’absence  de toute nécessité médicale, l’excision expose les filles et les femmes victimes  à des conséquences qui mettent leur vie et leur bien-être en danger. Mais grâce aux nombreuses actions menées par les pouvoirs publics  à travers les causeries éducatives, les familles prennent de plus en plus conscience des risques liés à cette pratique dégradante.

Il existe tout de même une réglementation qui condamne cette pratique au Cameroun et d’après la loi 2016/007 du 12 juillet 2016 portant code pénal dans ses articles 277 et 277-1 : « est puni d’un emprisonnement de 10 à 20 ans celui qui procède à la mutilation de l’organe génitale d’une personne quel qu’en soit le procédé  bien plus, la peine est de l’emprisonnement à vie, si l’auteur se livre habituellement à cette pratique ou s’il le fait à des fins commerciales, si la mort de la victime en résulte« .

V.B, Vision Web

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